Le Musée Pierre d'Osma possède des peintures sur la toile, métal, bois, verre et cuir. Ils datent des siècles XVI à au XIX, beaucoup sont d'auteur connu et de peintres anonymes.
De valeur esthétique et avec une valeur iconographique spéciale. Il y a aussi des oeuvres non religieuses : images de personnages de l'époque et les sujets incas. Toutes produites dans les plus importants centres de irradiation culturelle du Vice-royauté péruvien comme ont été les villes de Cuzco, Arequipa, Ayacucho, Cajamarca, Trujillo, etc.
On a du Haut Pérou, de la Bolivie, de Quito et de Mexique comme oeuvres de l'Espagne, de l'Allemagne et d'autres de goût italianisante, qui sont arrivées par ces jours.
Collection:
La collection du musée a été distribuée d'après sa thématique dans les salles suivantes:
-Salle nº1: Maniérisme
L'art italien, qui a connu son développement pendant les années 1520 et 1600, a été nommée "manieriste" à cause de la manière très particulière que chaque artiste a trouvé pour s'exprimer en s'appuyant sur des modèles dont leur canones représentaient une réaction anticlassique qui cherchait à questionner la validité de l'idéal de beauté qui régna pendant la haute renaissance. Les modèles esthétiques et les règles de composition de leurs éléments d'ordre et de perspective qui concernaient les maîtres du XVème siècle, furent transformés à travers l'altération des normes, mesures et proportions qui jusqu'à ces temps avaient régis la production plastique. Cette tendance qui se montre de façon plus évidente dans les peintures de Michel Ange dans la voûte de la Chapelle Sixtine (1508-1512) s'est accentuée après la mort de Raphael en 1520, là ou des éléments extra artistiques telles que les grandes découvertes géographiques, l'évidence de la rondeur de la terre ou le séisme crée par Luthère avec sa doctrine protestante, parmi d'autres facteurs, et qui ont contribué à faiblir l'ordre établi et à créer une ambiance de crise qui aussi a subi son reflet dans les arts.
L'art européen qui arriva en Amérique, soit à travers l'importation de pièces d'art ou à travers la présence de plusieurs artistes italiens qui sont venus depuis 1575 avec l'intention de contribuer à la croisée de l'evangélisation ou tout simplement à la recherche d'une fortune, eût un caractère manièriste grâce à l'emploi des couleurs irisés et aqueuses et à cause de la façon de modeler les figures. Le premier maître artiste fut Bernardo Bitti, prêtre jésuite d'origine italien qui créa des belles peintures dans les Eglises de son ordre à Lima et dans plusieurs églises du sud Andin. Quelques années plus tard, en 1588, arriva à Lima Mateo Perez D'Alessio pour travailler avec les plus hauts niveaux de la structure politique et religieuse du Vice-roi. C'est en 1600 qu'Angelino Medoro quitte la Colombie et l'Equateur pour s'installer à Lima jusqu'à 1622 ou il rentre en Europe.
Parmi les disciples que ces maîtres artistes ont réussi à instruire en Amérique figurent Fray Pedro de Bedón, Luis de Riaño, Pedro Pablo Morón, Francisco Bejarano. Ce groupe à contribué à la diffusion dans el nord et le sud de la région andine, de l'art de la peinture dans un style plutôt manièriste tardif. Aussi ils ont assuré la présence de certains modèles de dévotion qui ce sont
perpetué pendant toute la période du vice-roi, telles que les images de la Vierge avec l'Enfant, La Vierge du Lait; ou les nombreuses images de L'Immaculée qui deviendraient dans peu de temps, des véritables icônes représentatifs de la piété populaire.
-Salle nº 2: Vierges
Aucune image du répertoire chrétien a réussit à attirer une population aussi nombreuse que la Vierge Marie. C'est en raison de sa propre légende, ainsi qu'aux sentiments de compassion et d'admiration qu'elle a transmis auprès de ses dévots dans le monde entier, qu'ils ont découvert chez elle le personnage céleste le plus proche aux émotions humaines. Son rôle, en en tant que mère protectrice et rédemptrice, animât un culte très étendu partout dans le monde ; même dans les villages et les régions les plus lointaines. L'art des catacombes nous montre les premières images de la Vierge Marie, tout en la représentant comme le symbole de la nourriture spirituelle dans l'image de La Vierge du lait. C'est à partir de ce moment que plusieurs formes de représentation plastique se sont succédée, la rapportant au concept qui la concrétisa avec certains attributs, signes et symboles qui depuis ces temps là accompagnent son image et dans lesquels s'exprime la foie populaire.
C'est ainsi que, provenant des pays catholiques de l'Europe, un groupe d'invocations marianes sous la forme d'images d'autel ou bien grâce au parrainage des ordres religieuses qui avaient prise en charge le devoir de l'évangélisation, sont arrivé en Amérique. Dans un premier groupe se trouvent les sculptures de la Vierge "de la Candelaria de Tenerife" et la Vierge d'Almudena, provenant de Madrid et des îles Canaries, respectivement, dont leur précédant furent les pièces sculpturales provenant du moyen âge qui furent reproduites mais comme peintures afin de faciliter leur transport jusqu'au Nouveau Monde.
Ainsi, dans le XVIème siècle, et grâce au dévouement des franciliens et des dominicains sont arrives les images de la Vierge du Chapelet et de l'Immaculée. De même les ordres mercedaires ont fait venir leurs images tutélaires et les jésuites l'image de la Vierge de Loreto. Certaines de ces images ont subi quelques transformations iconographiques , étant le cas la Vierge du Chapelet qui a reçu des plumages dans sa couronne et des vêtements pleins de couleur; de même que l'enfant Jésus. Aussi des fleurs dans leurs autels.
-Salle nº 3 : Anges et Archanges
D'après la mythologie chrétienne, les anges et les archanges appartiennent à
la cour céleste, étant chargés -les premiers- du soin des être humains, et les deuxièmes, de faire accomplir les ordres de Dieu en tant que ses messagers. Les archanges sont plutôt équipés d'un caractère polarisé que la foi populaire ,s'ajoutant aux discours des mystiques du moyen âge, a accentué tout en opposant leur bonté avec le signe de violence que leur mission apportât -par exemple l'expulsion d'Adam et d'Ève du paradis, ou les luttes constantes envers les forces démoniaques-.
Les Conseils de Rome à l'année 745 ainsi que celui d'Aquisgran dans l'année 788, ont reconnu dans la l'image de Michel, Gabriel et Raphael comme les seuls archanges de la foie chrétienne ; et à cause de cela furent incorporés dans le répertoire des images sacrées de l'Eglise, et ainsi, individualisés par leur nom propre, leurs légendes et leurs attributs iconographiques.
Leur représentation esthétique fut règlementée à travers les dispositions du Conseil de Trento, mais en étonnante contradiction, furent représentés souvent à côté des archanges Uriel, Zadkiel, Jehudiel et autres provenant des écritures apocryphes. Leur diffusion eu son origine à traves des peintures ainsi que des gravures crées au nord de l'Europe à partir du XVIème siècle. Leur formalisation dans le domaine de l'art fut le moyen pour obtenir la conciliation
des préceptes canoniques avec les fausses légendes. Ceci permis d'élargir le vocabulaire de l'Eglise pour réussir à l'évangélisation. Ce syncrétisme là est à l'origine des Archanges Arquebusiers, considérées comme une invention propre aux Andes du sud péruvien, et que vers 1680 commencèrent à être identifiées comme porteurs du son des tonnerres et aussi du son des arquebuses. Les peintres de cette période les ont imaginé tout à fait asexuels et habillés parfois avec des costumes militaires ou portant des larges tuniques.
-Salle Nº 4 : Procès de restauration d'œuvres d'art
Étant donné que pendant la période du vice-roi la manque de production locale de toiles pour les peintre est devenu un problème, qui a obligé au peintres de s'en servir plusieurs fois de la même toile pour y repeindre, cette espace montre les plusieurs couches de peinture qui se cachent dans la plupart des tableaux de cette époque. C'est à l'atelier de restauration du Musée de Osma que plusieurs peintures d'une valeur incontestable ont été récupérées.
-Salle Nº5 : Sculptures
Une sélection de sculptures ont été réunies dans cette espace pour montrer la forte influence du style baroque de Séville chez les artistes locaux. La technique de la taille en bois et aussi en maguey, avec des décors dorés, fut présente tout au long de la période du vice-rois.
-Salle Nº6 : Allégories
Pendant la période du vice-rois péruvien, les artistes locaux se sont nourri de l'art européen et ont appris leur style de communiquer certaines pensées à travers des signes et des symboles dont leur sens pouvait être déchiffré de façon simple et facile par la population locale. C'est ainsi qu'à partir des histoires saintes répandues avec un langage figuré, s'installa une sorte d'exercice cherchant à cultiver le génie littéraire. Une sélection de peintures réunies montrent ces allégories à travers leur iconographie.
-Salle nº 7 : École du Cusco du XVIIème siècle
Les artistes les plus réputés de la ville de Cusco pendant le XVIIème siècle furent Diego Quispe Tito et Basilio de Santa Cruz Pumacallao. Le premier a reçu l'influence du style flamand tandis que le second celui de l'Espagne ; leurs tableaux qui se trouvent dans cette salle en témoignent ceci. D'autres artistes ont aussi réussi à luire dans cette période, tels que Juan Espinoza de los Monteros et son fils José, dont leurs peintures peuvent aussi être appréciées dans cette salle. Ils ont suivit dans leur début le même courant artistiques que ces prédécesseurs, mais à la fin de ce siècle ont imposé un style propre à eux.
-Salle nº 8 : École du Cusco du XVIIIème siècle
Les tableaux accrochés dans cette salle montrent les caractéristiques de l'art qui fut crée par les artistes locaux dans leurs ateliers. Chez eux, la thématique se rapportant aux dévotions, à obtenu un haut niveau de qualité, en particulier chez les maîtres Marco Zapata, Basilio Pacheco et Mauricio García. La présence de la poudre d'or dans les toiles religieuses s'explique à cause du goût de la population et aussi par la force symbolique qui enfermait l'or dans les cultures locales qui ont précédé l'arrivé des espagnols en Amérique. Le développement de l'art de la peinture religieuse n'a pas pu empêcher qu'au début du XVIIIème siècle, les décors portant des signes et des formes géométriques inspirés de l'ancien empire inca, prophétisant la mise en place de certains mythes, tel l'Inkarry, reviennent. Cette nouvelle esthétique s'installa vers 1750 et s' étendu dans les peintures, les textiles, les pièces en or, les meubles en bois. Cette montre les peintures portant ce style qui a vécu à côte du style officiel.
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